Depuis longtemps j’attendais de pouvoir voler, et après avoir finalisé mon inscription à un aérodrome de Bordeaux et après avoir réservé une heure de vol avec un instructeur, j’ai pris les commandes d’un chouette Cessna 152 !

Le vol

J’avais vu pas mal de vidéos, lu pas mal de choses et comme j’avais aussi pas mal joué à Flight Simulator, je pensais qu’il n’y allait pas y avoir tant de nouvelles informations.

Et bien en fait, la force du moteur (110 chevaux) est assez impressionnante au décollage, et une fois en haut, je ne savais plus du tout où j’étais.

Je voyais bien Bordeaux pendant un moment, et puis on a tourné. Et puis je savais plus du tout où j’étais, haha.

Même au retour, pour simplement voir la piste d’atterrissage, j’ai eu beaucoup de mal. En fait, je ne l’ai vue que lorsqu’on était vraiment en face, déjà en train d’atterrir.

Une autre chose m’a aussi surpris, une simple montée peut beaucoup influer sur le corps. En fin de compte, nous ne sommes que des projectiles, et lorsque l’avion monte (et donc ralentit horizontalement) et bien nous on continue d’avancer. Et la première fois, c’est difficile de simplement réfléchir à ce moment précis, et ça relativise vachement le nombre de G que se prennent certains pilotes de chasse dans les vidéos !

Aussi, l’action sur les gouvernes se fait manuellement avec le manche, ce n’est pas un mécanisme informatique et mécanique comme sur des Airbus ou des Boeing, mais c’est notre main ici qui pousse ou tire les gouvernes.

Et lorsque justement on pousse on tire, on ressent directement dans le manche la force du vent, qui peut varier, sur les gouvernes.

C’était vraiment surprenant comme premier vol, et j’avais un casque radio défectueux avec lequel je n’entendais pas mon instructeur, ce qui n’est pas génial pour un premier vol !

On a atterri, j’étais nul à me déplacer sur le sol parce que j’actionnais trop fort les freins, une dernière checklist et c’est fini !

En conclusion, c’était génial, mais mon vol entant que pilote était catastrophique, et je n’espérais pas ça !

J’étais même un peu triste, une fois en haut j’étais incapable de faire quoi que ce soit : mon corps était sensible aux changements d’assiette de l’avion et je ne savais pas du tout me repérer.

Je suis resté un peu à l’aérodrome pour bouquiner et visualiser le vol que je venais de faire pour préparer le prochain et noter ce que je ne voulais pas oublier.

Un gars que je ne connaissais pas m’a demandé si je voulais bien l’aider à tirer son avion pour le remplir d’essence, et il m’a remercié (comme si ce n’était pas son intention première, haha) en me proposant de monter voler avec lui ! Vu le prix de l’heure de vol, c’est vraiment généreux, haha !

Et c’était vraiment bien, parce qu’entant que passager c’était beaucoup plus simple d’appréhender l’environnement extérieur, le mettre en relation avec les instruments de bord et tout simplement apprécier le vol.

Surtout que le pilote était vraiment cool, on a fait trois touch-and-go (on atterrit pour décoller aussitôt) dont un en simulant une panne moteur, et on a fait un dernier atterrissage. Et c’était vraiment très très bien, ça m’a beaucoup aidé et j’ai beaucoup apprécié le vol !

Cette expérience m’a beaucoup aidée car dès ma seconde heure de vol, mon pilotage s’en est vu grandement amélioré !

Donc je recommande vivement aux pilotes-élèves de se familiariser avec les autres pilotes de l’aérodrome !

Et voici comment s’est terminé ma première journée dans les cieux, c’était nouveau, parfois un peu difficile mais très agréable. Toutes les semaines je n’ai qu’une envie, monter dans un avion, et à la place du commandant de bord !